La maternithé Edith Cavell-Marie Depage par N. Goffard

Dans les pages qui suivent vous trouverez l'historique de la maternité Edith Cavell-Marie Depage. Si vous voulez avoir un aggrandissement des photographies, il vous suffit juste de cliquer dessus.

1923

 

 

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Le nombre des entrants admis à l'Institut Edith Cavell-Marie Depage s'élève à 873 ; parmi ceux-ci, il y en a 47 pour accouchements. Cette situation incite le Conseil d'administration à étudier l'organisation d'un service réservé à l'obstétrique. L'importance du chiffre des accouchements pratiqués en milieu hospitalier spécialisé, équipé de la façon la plus moderne et muni d'un personnel stylé et compétent, répond en effet à l'idée qui se répand de plus en plus dans le public, des avantages et de la sécurité que confère la pratique de l'obstétrique en centre spécialement équipé.

Pour transporter cette idée dans la réalité, le 20 mai 1925, le Conseil d'administration de l'Institut délibère sur un projet que lui soumet Antoine Depage.

Ce dernier offre de proposer à Mr. Chalmers, trésorier du comité Marie Depage, de Chicago, d'affecter une somme de 600.000 francs, représentant le solde inemployé des ressources recueillies par ce comité, pendant la guerre 1914 - 1918 en faveur des Ambulances du Docteur Depage, à une extension de l'Ecole Edith Cavell-Marie Depage comportant une maternité et une pouponnière.

Le Conseil examine les avants-projets établis par l'Architecte Dewin ; il s'agit d'un "long bâtiment à élever derrière la pergola, parallèlement au bureau de notre directrice".

Le rez-de-chaussée comportera sept chambres, une salle commune, une salle d'accouchement, une nursery, une chambre de travail pour les parturientes de la salle commune, un isolement et des dépendances.

Le premier étage : une pouponnière avec deux terrasses d'exposition.

Le second étage : douze chambres d'infirmières.

"Ce bâtiment, d'aspect très élégant et sympathique, ne nuit en rien à l'aspect général".

La dépense générale étant évaluée à 600.000 francs, le Conseil donne un accord de principe à l'érection de ce bâtiment, qui complétera merveilleusement le développement de l'Ecole.

Au cours d'une séance de décembre 1925, les plans, qui ont été revus par le Docteur Spies et qui ont été envoyés en Amérique à l'approbation de Mr. Chalmers, sont acceptés à l'unanimité par le Conseil. Le coût des travaux s'élèvera à un million de francs, dont 60 % proviendront du fonds américain.

Le solde sera couvert, partie par le capital de l'Institut, partie par les fonds recueillis auprès des amis de l'Ecole, qui répondent nombreux à l'appel du Docteur Louis Le Bœuf et ses collègues du Conseil.

 

1926

 
  Le 6 janvier, l'édification du pavillon est décidée ; lors de la proclamation des résultats de l'année 1925 - 1926, le Docteur Funck, administrateur délégué, peut annoncer la mise en chantier du nouveau bâtiment, dont la première pierre est solennellement posée par Son Altesse Royale la Princesse Marie-José.

 

1927

 

 

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Le pavillon nouveau est achevé ; chacun peut constater la qualité de l'aménagement intérieur basé sur une parfaite compréhension de la technique, empreint de l'expérience des réalisations les plus nouvelles d'Angleterre et d'Autriche.

Ce nouveau bâtiment prendra le nom de "Pavillon de Chicago", et le 30 novembre 1927, il est proposé de le dédier à la mémoire d'Antoine et de Marie Depage. La Fondation Rockfeller, à la suggestion de Mademoiselle de Meyer, qui envisage la nécessité de former du personnel spécialisé pour cette nouvelle maternité, met à la disposition de l'Ecole plusieurs bourses d'études. C'est alors que Mesdemoiselles Libert et Oplieger iront à Vienne dans les services du Professeur Pirket, parfaire leur formation pédiatrique.

C'est le 5 septembre qu'eut lieu la première naissance dans la nouvelle maternité (le Docteur Pastiels intervenant).

Dans les quatre derniers mois de 1927, il y eut 27 accouchements ; en 1928 il en est effectué 73.

La surveillance des parturientes et les soins aux jeunes mères et aux nouveau-nés est faite par deux accoucheuses diplômées et des élèves stagiaires. A ce moment nos accoucheuses, infirmières diplômée de l'Ecole, ont fait leur année de spécialisation à la maternité Lambert, chez le Professeur Weymersh.

1930

 

 

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Mademoiselle J. De Meyer, directrice de l'Ecole, propose que les infirmières ayant obtenu leur diplôme d'infirmière-hospitalière à L'Etat, puissent faire une quatrième année de spécialisation en obstétrique. Les stages auront lieu dans notre maternité, tandis que le Docteur Spies autorise nos élèves à suivre les cours théoriques, dans son service de la maternité d'Ixelles.

D'autre part, Mademoiselle De Meyer propose la création d'un certificat d' "Eleveuse", obtenu après un stage d'un an à la Pouponnière. Ce projet de complément de formation ayant été adopté, l'Ecole va former durant les années à venir une pléiade d'infirmières-accoucheuses et de puéricultrices qui feront leur stage dans les services de la Pouponnière. Ce sera l'ébauche du programme de formation de puéricultrices en deux années dont le certificat sera, en 1955, reconnu par l'Etat.

L'activité de la maternité augmente : en 1935, il y eut 232 accouchements.

1938

 
  Mademoiselle De Meyer instaure à la Maternité deux disciplines bien distinctes entre les soins à la parturiente et à la maman, pratiqués par l'accoucheuse et ses stagiaires et les soins aux bébés donnés par une infirmière diplômée et les stagiaires infirmière et puéricultrices. Bientôt cette infirmière diplômée sera remplacée par une puéricultrices diplômée, puis par deux. Ce système donne dès le début un excellent rendement et il sera, dans les années suivantes, poursuivi et amplifié.

1940 - 1941

 
  Le nombre des accouchements est de 256 ; en 1941, de 283.
La progression est ralentie par les difficultés inhérentes à la guerre et par la dénatalité générale ; cependant, la structure d'organisation intérieure subsiste avec succès.

1942 - 1944

 
 

Le nombre des hospitalisées augmentant à la Maternité, la direction consacre quelques chambre du Pavillon Astrid à l'extension du services d'obstétrique. Les mères y sont transférées après leur accouchement et y retrouvent le même organisation hospitalière.

Le premier étage du Pavillon de Chicago ayant été libéré par le transfert de la Pouponnière au quatrième étage du Pavillon Astrid et neuf lits de salle de ce Pavillon ayant été mis à la disposition de la Maternité, le nombre de lits de ce service est porté à 26.

1945

 
  Il est procédé à 665 accouchements.

1950

 

 

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Il y en eut 698. Les locaux deviennent nettement trop exigus. Les plans d'un nouveau Pavillon Médico-chirurgical, le " Pavillon C ", sont établis. Il faut, en effet, répondre aux exigences de l'arrêté de 1946 qui impose aux écoles d'infirmières de disposer d'un minimum de 200 lits. Ces plans prévoient l'extension du service d'obstétrique.

L'ouverture du Pavillon C libère un étage entier du Pavillon Astrid, qui pourra être partagé entre l'obstétrique et la gynécologie ; le problème de l'hospitalisation insuffisant du Pavillon de Chicago est ainsi résolu.

L'obstétrique évoluant, la mécanique obstétricale requérant de plus en plus la nécessité d'un contact permanent avec la radiographie, la direction de l'Institut étudie une modernisation du Pavillon de Chicago.

Si le nombre des accouchements a augmenté, le nombre du personnel a suivi la même progression.

1954

 

 

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991 accouchements !

Le personnel attaché à la Maternité comporte : une monitrice infirmière-accoucheuse, quatre infirmières-accoucheuse ; deux infirmières, deux accoucheuses, sept puéricultrices diplômées, trois hôtesses, des élèves-accoucheuses, -infirmières et -puéricultrices. Un service de kinésithérapie est mis à la disposition des futures mamans.

Les arrêtés de 1951 concernant la réorganisation des études d'accoucheuses n'autorise plus l'Ecole à envoyer ses élèves suivre les cours théoriques dans une autre maternité. Ces dispositions amènent la direction à organiser les cours à l'Ecole même. C'est ainsi que dès 1952 les stages et les cours pour une quatrième année de spécialisation obstétricale se donneront à l'Institut.

L'accroissement de l'hospitalisation n'est absolument plus compatible avec la disposition des locaux. La transformation du Pavillon de Chicago est décidée. Elle comprendra l'installation d'un ascenseur et la création d'un complexe d'accouchement (des chambres de travail, deux salles d'accouchement, une salle de réanimation, un bureau d'infirmière et des dépendances) séparé du reste de l'hospitalisation.

Cette disposition favorisera la détente et le calme, base de l'obstétrique moderne qui tend vers l'accouchement sans douleur.

Les étages d'hospitalisation mettront à la disposition deux jeunes mamans, suivant leurs possibilités budgétaires, des chambres privées et des chambres à deux ou trois lits.

Les pouvoirs publics reconnaissent les efforts poursuivis par l'Institut Edith Cavell-Marie Depage et, en décembre 1954, le Ministre de la Santé Publique avise le Conseil d'administration de son intention d'allouer un subside pour l'ensemble des nouvelles constructions.

1955

 
  Le 31 juillet, le Pavillon de Chicago est désaffecté pour cinq mois, on le quitte avec émotion, il est livré à la pioche : les différents corps de métier vont se le disputer.

 

1956

 

 

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Séance inaugurale : S. M. la Reine Elisabeth avait bien voulu se faire représenter ; le Ministre de la Santé Publique fait ressortir que les initiatives prises par le Conseil d'administration et les travaux importants exécutés au cours des années écoulées ont maintenu l'Institut à sa place importante dans l'organisation hospitalière du pays.

Et c'est le 16 janvier que s'ouvre le nouveau complexe obstétrical.

Un nouveau chapitre commence pour l'Ecole Belge d'Infirmières Diplômées - Institut Edith Cavell-Marie Depage.

Les travaux de rénovation du Pavillon de Chicago allaient trouver un couronnement au 31 décembre : pour la première fois depuis 1923 la maternité dépassa le millier de naissances : 1143 !

Le nombre de lits s'élevait à 42, répartis en 22 lits en chambres à 2 ou 3 lits et 8 chambres privées donnant sur la pelouse, les fleurs, les magnolias, ainsi qu'une aile de 12 chambres modernes avec cabinet de toilette, située au 1er étage du bâtiment C ouvert en 1952.

Le "bloc obstétrical" comptait 3 chambres de travail, 2 salles de naissances, 1 nursery.

Les tables d'accouchement, les lits étaient fixes; ne roulaient que les petits berceaux que les mamans garnissaient de couvre-berceaux en soie, en satin, en dentelle, et les "mono-blocs" très appréciés car ils constituaient un "tout" : petits lits à barreaux à la hauteur des yeux de la maman lorsqu'elle est au lit, table à langer coulissante à "hauteur ergonomique" et petite commode à tiroirs pour la layette, les langes et les produits pour bébé.